Le langage c’est quoi (2) un gadget cognitif + nouvelles au parc

Le post précédent était plus sur la neurobiologie du langage mais on va voir qu’il est assez cohérent avec l’article sur lequel je prend des notes ici et qui défend une conception un peu extrême et provocante de langage : le langage comme un pur produit de l’évolution/apprentissage culturels, « un gadget cognitif », parmi d’autres…

Si tu veux juste des nouvelles de Choupinette, tu peux faire une recherche sur « parc adapté » ou aller direct à la fin du post : ça marche aussi mais tu vas louper un peu des trucs quand même vu que dans ma tête tout se lie.

Le langage comme un produit de l’évolution culturelle

Donc Heyes (2019) défend une conception culturelle du langage. Si je devais choisir une extrémité entre le tout biologique et le tout culturel, je prendrais le tout culturel sans hésiter (bon même si on attend la thérapie génique pour le syndrome de Choupinette, qui devrait arriver un jour, ben en attendant, je préfère miser sur le culturel parce qu’en fait : il n’y a que ça qui est paramétrable… et toute thérapie génique qu’on trouvera ne lui redonnera pas sa plasticité cérébrale des premières années de vie, enfin je crois).

L’article de Heyes est un résumé du livre qu’elle a publié chez Harvard University et presque du même titre : « Cognitive Gadgets, the cultural évolution of thinking », que je n’ai pas lu et que je ne lirais probablement pas, même si j’aimerais bien voir si il éclaircit certains points qui restent assez interrogatifs pour moi sur la base de son résumé, en particulier pour la partie sur le langage.

Se débarrasser du débat autour de la nature biologique du langage

Certains se sont beaucoup battus sur la nature du langage au niveau de l’évolution humaine (la phylogenèse), savoir pour faire simple si le langage est le produit de l’évolution ou bien d’une rupture évolutive entre le primate humain et non-humain. Dans l’article sur lequel je prend des notes ici, Heyes (2019) règle le problème très rapidement en mettant les opposants du débat évolution vs. mutation dans le même sac « innéistes » pour développer une vision du langage comme un « pur » produit de l’évolution culturelle (ça c’est fait).

J’ai été interpelée par le côté un peu culotté quand même de réduire le truc qui fait que l’Homme est un Homme, le Langage et qui a fait baver de l’encre depuis des siècles – et n’a pas fini d’en faire baver – à un « Gadget Cognitif ». Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer la tête que certains vont faire en lisant ça.

C’est quoi un gadget-cognitif ?

Sur le coup j’ai trouvé la notion de « gadget » un peu péjorative et je continue d’ailleurs. Mais dans la définition de mon dictionnaire d’anglais de MacOS ils disent :

a small mechanical or electronic device or tool, especially an ingenious or novel one

Il y a dedans « particulièrement ingénieux et nouveau » et donc je comprend mieux le choix de terminologie de Heyes, enfin je crois, ou alors c’était juste pour faire le buzz.

Un « Cognitive gadget » c’est, selon Heyes :

Cognitive gadgets are distinctively human neurocognitive mechanisms – such as imitation, mindreading, and language – that have been shaped by cultural rather than genetic evolution. New gadgets emerge, not by genetic mutation, but by innovations in cognitive development; they are specialised cognitive mechanisms built by general cognitive mechanisms using information from the sociocultural environment. Innovations are passed on to subsequent generations, not by DNA replication, but through social learning: people with a new cognitive mechanism pass it on to others through social interaction. And some of the new mechanisms, like literacy, have spread through human populations, while others have died out, because the holders had more students, not just more babies.

~

Les gadgets cognitifs sont des mécanismes neurocognitifs spécifiquement humains – tels que l’imitation, la lecture de l’esprit et le langage – qui ont été façonnés par une évolution culturelle plutôt que génétique. De nouveaux gadgets émergent, non par mutation génétique, mais par des innovations dans le développement cognitif; ce sont des mécanismes cognitifs spécialisés construits par des mécanismes cognitifs généraux utilisant des informations provenant de l’environnement socioculturel. Les innovations sont transmises aux générations suivantes, non pas par la réplication de l’ADN, mais par l’apprentissage social: les personnes dotées d’un nouveau mécanisme cognitif le transmettent à d’autres par le biais d’une interaction sociale. Et certains des nouveaux mécanismes, comme l’alphabétisation, se sont répandus dans les populations humaines, tandis que d’autres ont disparu, parce que les détenteurs avaient plus d’élèves, pas seulement plus de bébés.

ou encore :

distinctively human cognitive mechanisms – such as language, theory of mind, causal reasoning, episodic memory, imitation, and morality – are not “cognitive instincts” (Pinker 1994) but “cognitive gadgets”. These mechanisms, which are absent or merely nascent in other animals, were not designed by human minds but they are the products of human rather than genetic agency. They are gadget-like in being relatively small, but crucially important, parts of the mind.

~

les mécanismes cognitifs spécifiquement humains – tels que le langage, la théorie de l’esprit, le raisonnement causal, la mémoire épisodique, l’imitation et la moralité – ne sont pas des «instincts cognitifs» (Pinker 1994) mais des «gadgets cognitifs». Ces mécanismes, absents ou simplement naissants chez d’autres animaux, n’ont pas été conçus par l’esprit humain, mais ils sont le produit de l’action humaine plutôt que génétique. Ils ressemblent à des gadgets en ce qu’ils sont des parties de l’esprit relativement petites, mais d’une importance cruciale.

Ça me plait, sauf que je ne suis pas d’accord pour dire que le langage est une « partie(s) de l’esprit relativement petite(s) » même si je vois comment on peut le défendre. Ça dépend aussi de ce qu’on entend par esprit… Et on verra dans 2 posts plus loin que certains voient le langage comme une technologie disruptive du cerveau (dont moi ;-). Et oui, j’ai un plan de posts organisé pour au moins les 2 prochains, à croire que ma thérapie comportementale commence à faire des effets 😉

L’imitation culturelle

En fait cet article m’a d’abord interpellée par la conception que l’auteure donne de l’imitation. Comme je continue à me demander comment on apprend quand on ne sait pas imiter, ce qui est le cas de Choupinette, et si on peut apprendre à imiter et comment, j’ai été interpellée par la vision originale d’une imitation non pas génétique mais culturelle…

Alors que la « magic bullet » (solution rapide et simple) des neurones miroirs a semblé tout expliquer de l’imitation – et va rester ancrer dans la tête des gens pendant encore longtemps parce que nos cerveaux aiment à croire qu’il y a des solutions « simples » à des problèmes compliqués et que notre conscience ne nous permet pas – ou si mal -d’appréhender la complexité que peuvent générer les mécanismes de base simples qu’invente la nature, la vision « Cognive gadgets » de Heyes m’interpelle, surtout parce que je ne crois pas aux « magic bullets » (Bickerton, 2005). En tout cas, pas pour les fonctions cognitives complexes, surtout pas pour le langage (désolée pour la phrase longue d’avant mais je n’écris que des articles ou des trucs de recherche ou tu dois pisser en anglais et en fractionner de 2 lignes alors… Oups, c’est le naturel qui revient au galop ;-)).

Je ne m’étais pas posé la question d’une imitation culturelle puisque je pense que Choupinette n’imite pas car elle a des soucis d’intégration sensori-motrice. Mais en fait c’est là qu’Heyes est intéressante car elle m’amène à me dire que si on ne stimule pas l’imitation, elle doit probablement disparaître et donc ne pas être si innée que ça. Dans une vidéo, le fils de Raven Feurstein explique qu’ils ont appris à leur fils avec trisomie 21 à imiter les mouvements de leurs lèvres pour lui apprendre à parler… Ça fait réfléchir hein ? Peut-être qu’il ne suffit pas d’avoir des neurones miroirs pour imiter… Ou que ces neurones le deviennent, miroirs via l’apprentissage ? Comment faire ? Le lecteur averti pourra me dire qu’il y a des études qui montrent que les bébés imitent les expressions du visage très tôt, ce à quoi Heyes répondrait qu’il y a des études qui montrent que ça n’est pas si clair…

The cognitive instinct theory was recently undermined by a large-scale, longitudinal study of imitation in newborns, which reported negative results for all eleven gestures tested (Oostenbroek et al. 2016). In contrast, the gadget theory is supported by evidence of two kinds (for reviews see Catmur et al., 2009; Catmur, Press & Heyes 2016; Cook, Bird, Catmur, Press & Heyes 2014): Training
studies involving adults, infants and nonhuman animals show that imitation – measured behaviourally and via ‘mirror responses’ in the brain – can be enhanced, abolished and reversed by novel sensorimotor experience. For example, adults usually do not imitate the actions of inanimate systems, such as robots, but after a brief period of training in which robotic movements are paired with topographically similar body movements performed by the observer, people imitate robots as much as they imitate other people (Press, Bird, Flach & Heyes 2005).

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La théorie de l’instinct cognitif a récemment été mise à mal par une étude longitudinale à grande échelle sur l’imitation chez les nouveau-nés, qui a donné des résultats négatifs pour les onze gestes testés (Oostenbroek et al. 2016). En revanche, la théorie des gadgets est étayée par des preuves de deux types (pour des revues, voir Catmur et al. 2009 ; Catmur, Press & Heyes 2016 ; Cook, Bird, Catmur, Press & Heyes 2014) : Des études portant sur des adultes, des nourrissons et des animaux non humains montrent que l’imitation – mesurée au niveau du comportement et par des « réponses en miroir » dans le cerveau – peut être améliorée, abolie et inversée par une nouvelle expérience sensorimotrice. Par exemple, les adultes n’imitent généralement pas les actions des systèmes inanimés, tels que les robots, sauf après une brève période d’entraînement au cours de laquelle les mouvements robotiques sont couplés avec des mouvements du corps topographiquement similaires effectués par l’observateur, les gens imitent les robots autant qu’ils imitent les autres personnes (Press, Bird, Flach & Heyes 2005).

Selon Heyes, les gadgets-cognitifs ne reposent pas sur rien mais sur un « kit de départ pour la cognition humaine ».

Un kit de départ pour la cognition humaine

Bien sur pour acquérir les « gadgets cognitifs » il faut un minimum de compétences.

Genetic evolution has not given us programs for the development of powerful domain- specific cognitive mechanisms, such as mindreading and language, but it has made us friendlier than our primate ancestors; enhanced our attentional biases towards other agents; and expanded our capacities for domain-general learning and executive control. These are the “Small Ordinary” gene- based changes that enable developing humans to upload “Big Special” cognitive mechanisms

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L’évolution génétique ne nous a pas donné de programmes pour le développement de puissants mécanismes cognitifs spécifiques à un domaine, tels que la lecture de l’esprit et le langage, mais elle nous a rendus plus amicaux que nos ancêtres primates; a amélioré nos biais attentionnels envers d’autres agents; et a élargi nos capacités d’apprentissage en général et de contrôle exécutif. Ce sont les changements génétiques «petits et ordinaires» qui permettent aux humains en développement de télécharger des mécanismes cognitifs «importants et spéciaux»

L’auteur met donc dans ce kit de départ des modifications émotionnelles, motivationnelles, attentionnelles et des fonctions exécutives, de plus en plus populaires dans la littérature sur le langage, (contrôle inhibitif, mémoire de travail et flexibilité cognitive) qui facilitent nos apprentissages et qui eux seraient le produit de l’évolution biologique (?) ou pas d’ailleurs… C’est là que le pont se fait avec mon post précédent sur la neurobiologie du langage car l’article de Tremblay et Dick se terminait sur la note : il faudrait comprendre les relations entre le langage et les autres fonctions….

D’ailleurs, je ne sais pas si j’en reparlerais ici mais il se trouve que pas mal de troubles du langage qu’on croyait jusqu’alors spécifiques sont en fait le produit de l’altération d’une compétence plus générique. Par exemple, le gène FOXP2 « qu’on » a pensé être le gène du langage parlé s’est révélé affecter en réalité le contrôle et le traitement séquentiel et/ou l’apprentissage procédural de manière plus globale :

Le découverte du gène de la parole, FOXP2 sur le chromosome 7(Laietal.,2001; Enard et al., 2002). La mutation de ce gène chez la célèbre (malgré elle) famille KE se caractérise par des troubles de traitement du langage mais aussi par des problèmes dans le séquençage de la gestuelle de la parole. Les déficits verbaux (mais aussi non-verbaux) de la famille KE résulteraient d’une atteinte de la capacité à segmenter le mouvement ou de l’apprentissage procédural (Watkins et al., 2002a,b). [autocitation, ma thèse 2007]

Il y aujourd’hui tout un ensemble de recherches publiées sur les troubles associés aux troubles du langage et on se rend compte qu’en fait ce n’est pas que le langage qui est touché… Par exemple :

Hsu, H. J., & Bishop, D. V. (2014). Sequence‐specific procedural learning deficits in children with specific language impairment. Developmental science17(3), 352-365.

Montrent que les enfants avec un trouble spécifique du langage ont aussi des difficultés dans certains apprentissages procéduraux comme l’apprentissage de séquence de mots ou de cibles… C’est d’ailleurs souvent la grammaire qui est déficitaire dans cette population et la grammaire repose sur l’apprentissage procédural… Mais il faut que j’en revienne à Heyes…

L’attention et l’agressivité pour l’autre ou pas ou mal

Dans le kit de départ de l’être humain il y a donc une capacité à être plus attentifs aux autres (probablement parce que sans ça, on ne survit pas, comme dit une chercheure américaine Federenko, en neurobiologie du langage dans une de ses présentations : les bébés humains ne servent à rien ;-), leur développement repose intégralement sur la capacité de l’environnement à s’occuper d’eux et ça dure un bon moment. C’est ce qui permet à notre cerveau « d’intégrer l’environnement » et qui fait que l’apprentissage culturel est si important dans le développement cognitif…).

Les êtres humains sont aussi moins violents envers leurs congénères dit Heyes. Quand j’ai lu ça j’ai été très très perplexe et puis heureusement (tu vas voir, j’ai des références moi), j’ai vu « Men Against Fire » de la saison 3 de Black Mirror. « White bear » dans la saison 1 m’avait bien brassée, mais là c’est pas mal non plus. Imagine un monde où on peut te mettre un truc dans le cerveau qui contrôle tout ce que tu vois et entends… Imagine ce que l’armée pourrait en faire. Je n’ai pas vérifié si c’est vrai ou pas mais dans l’épisode, un chef de l’armée explique que dans toutes les guerres, ils ont du faire face aux soldats qui étaient incapables de tirer sur leurs congénères et que ceux qui le faisaient présentaient ensuite des troubles psy. graves et que dans certaines batailles, « les chefs » devaient frapper, menacer etc pour que leurs hommes en tuent d’autres… Donc devine ce qui se passe dans l’épisode de black mirror pour résoudre ce problème ?

Bon peu de temps après est sorti un livre sur le camp de concentration de Dora et ça m’a remise dans ma perplexité, entre autre.

L’apprentissage associatif et le pouvoir sur l’autre

Selon Heyes, les êtres humains sont aussi beaucoup beaucoup plus sensibles aux conséquences de leurs actions surtout quand elles affectent les comportements des autres. C’est là que tu comprends mieux comment l’imitation peut être autant culturelle : on est tellement content quand notre bébé fait la même chose que nous et lui il est tellement content de voir qu’on est content etc. C’est la spirale développementale. Si personne n’est là pour interpréter ce que fait le bébé et lui montrer que c’est bien alors il y a fort à parier qu’il/elle ne va pas chercher à imiter longtemps et encore moins à parler.

Alors Choupinette ne fait pas comme nous , et non : elle n’imite pas, ça fait 15 fois que je le dis je pense… C’est j’avoue mon gros gros désespoir. Mais Choupinette a l’autre partie du jeu : elle est trop trop contente quand elle fait un truc qui nous fait réagir positivement. Et ça c’est top : c’est un canal d’apprentissage, allons-y. Ce qui est top aussi c’est qu’elle « a » l’attention partagée : quand j’arrive à la crèche et que la personne qui est avec elle lui montre « sa maman », Choupinette suit le doigt et regarde maman, elle ne regarde pas le doigt, pareil quand je lui montre des choses, ça peut prendre un peu de temps pour qu’elle regarde au bon endroit mais elle y va ! On ne le dira jamais assez : il faut faire du renforcement positif, encourager les comportements à outrance, un peu comme font les américains sur les vidéos web « Yes, well done, amazing, so nice… » Heu « oui, bravo, super, trop bien, trop trop bien… » L’enfant a du coup envie de refaire. Oui, ok c’est pas très Montessori comme approche mais on fait comme on peut. Choupinette est trop trop contente quand elle fait pipi sur le WC parce que c’est pire que quand l’équipe de France marque un but en championnat du monde à la maison alors la fois d’après, elle fait tout ce qu’elle peut pour refaire parce que c’est trop le fun de voir papa et maman s’animer à ce point pour si peu d’effort 😉

Les « buts » de la semaine…

Le langage comme gadget cognitif

Heyes n’est pas une pro. du langage. Elle dit :

While developing the ideas in Cognitive Gadgets, I immersed myself for the first time in research on the origins of language, expecting to find clear evidence that language is a cognitive instinct – an instinct on which gadgets are built. Instead, I found a wealth of evidence that language is itself a gadget, and a divide between genetic and cultural evolutionists that no longer appears to be resolvable by empirical means.

~

« Tout en développant les idées des gadgets cognitifs, je me suis plongée pour la première fois dans la recherche sur les origines du langage, en espérant trouver des preuves claires que le langage est un instinct cognitif – un instinct sur lequel les gadgets sont construits. Au lieu de cela, j’ai trouvé une foule de preuves que le langage est lui-même un gadget, et un fossé entre les évolutionnistes génétiques et culturels qui ne semble plus pouvoir être résolu par des moyens empiriques.

Heyes discute différents arguments pour défendre l’évolution culturelle du langage et en particulier, elle reprend le fait que le langage n’est pas localisé dans le cerveau

Language enlists a more widely distributed set of brain areas than any other major psychological function (Anderson 2008), and Broca’s area is more often active during non-linguistic than linguistic tasks (Poldrack 2006).

Le langage fait appel à un ensemble de zones du cerveau plus largement réparties que toute autre fonction psychologique majeure (Anderson 2008), et la zone de Broca est plus souvent active lors de tâches non linguistiques que linguistiques (Poldrack 2006)

Mais elle dit aussi que même si le langage était localisé, ça ne prouverait pas qu’il est inné…

L’apprentissage séquentiel est une compétence général, c’est un autre argument contre l’innéité et la spécificité du langage qui se confondent un peu souvent…

Experiments examining individual differences in typically developing adults and children suggest that they use the same sequence learning processes to learn artificial and ‘real’, linguistic grammars (Kidd 2012; Kidd & Arciuli 2016; Misyak & Christiansen 2012), and studies of people with ‘Specific Language Impairment’ indicate that their impairment is not, in fact, specific to language (Hsu & Bishop 2014; Hsu, Tomblin & Christiansen 2014; Tomblin, Mainela-Arnold & Zhang 2007).

~

Des expériences examinant les différences individuelles entre les adultes et les enfants au développement typique suggèrent qu’ils utilisent les mêmes processus d’apprentissage séquentiel pour apprendre des grammaires linguistiques artificielles et « réelles » (Kidd 2012 ; Kidd & Arciuli 2016 ; Misyak & Christiansen 2012), et des études sur les personnes souffrant de « troubles spécifiques du langage » indiquent que leur déficience n’est pas, en fait, spécifique au langage (Hsu & Bishop 2014 ; Hsu, Tomblin & Christiansen 2014 ; Tomblin, Mainela-Arnold & Zhang 2007).

Ah ben elle site le même article que j’ai cité plus haut…

and supports evidence from humans that mutations of FOXP2 interfere with language by interfering with sequence learning more generally; that FOXP2 is not a ‘language gene’ (Reimers-Kipping, Hevers, Paabo & Enard 2011; Schreiweis et al. 2014).


Ah ben… on a lu les mêmes choses. 

Je ne suis pas forcément hyper convaincue par ses arguments pour défendre le langage comme un produit de l’évolution culturelle même si je suis convaincue que l’évolution culturelle est hyper importante pour le langage et inversement d’ailleurs… On tomberait donc vite dans un problème de poule et d’oeuf j’ai découvert grâce au Facebook d’un copain que ça avait été résolu par ce Facebook là :

Alors plutôt que de tomber dans ce problème qui n’en n’est plus un, je vais finir ce post sur Choupinette au parc et enchaîner sur le prochain qui va être beaucoup beaucoup plus concret sur le rôle du contexte socio-culturel dans le langage avec plein « d’évidences ».

Le parc adapté, 2ème round

En attendant, on s’éclate au parc adapté.

Choupinette progresse aussi vachement pour la marche et le contrôle indépendant des doigts… Mais on ne peut pas filmer, vivre, écrire et travailler faut choisir…

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