Mais qu'est-ce que tu regardes ?

Ça ne va pas être un post très long ni très poussé c’est tout à l’arrache en ce moment. Ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien, c’est juste que parfois, on vit sans forcément avoir le temps d’écrire, si si ça existe ça 😉 Mais je voulais envoyer des vidéos à des collègues alors je me suis dit tant qu’à faire….

Choupinette avance elle. Et même, elle grimpe…

Choupinette travaille la montée des escaliers de chez nous depuis au moins 2 mois avec sa kiné. C’est pour préparer Canne 2040, dirait ses tantes… Et puis hop, d’un coup elle se met à enchaîner les mouvements et à grimper. Ça reste pas mal laborieux mais quand même : elle fait les bons mouvements, tout bien comme sa kiné lui a appris parce que Choupinette est une bonne élève. Maintenant il faut travailler la redescente et rester à côté d’elle car elle aime bien s’assoir dans l’escalier… Mais dans le mauvais sens.

Princesse en haut de son escalier qu’elle a monté seule

La technique de montée de marches maintes fois répétée…

Et puis ça bosse aussi…

Bon ça ça n’est pas nouveau, à la maison on bosse, on bosse et puis on bosse.

Ça faisait un moment que je voulais tester l’eyes-trackers parce qu’on a des plans avec des étudiantes de neuropsychologie cette année. C’est surtout parce qu’un de mes collègues a une petite avec le syndrome de Rett et qu’il a développé le logiciel Gazeplay (http://www.gazeplay.net) qui permet de jouer en interagissant avec le regard et que ça nous donne plein d’idées…

Surtout, je ne sais pas comment Choupinette voit le monde, ni comment elle le comprend et je pense que de savoir où et comment elle regarde, ça peut m’aider à ça…

Et ça devrait nous aider à mettre en place des outils de communication ou autres qui soient mieux adaptés à elle, et aux autres personnes plus ou moins comme elles. Et oui parce qu’avec un outil de suivi du regard (un eyes-tracker), tu peux suivre le regard mais tu peux aussi utiliser le regard comme une modalité d’interaction pour pointer, sélectionner etc. Ça ça n’a rien de nouveau d’ailleurs, c’est juste sous-utilisé en France…en particulier avec les enfants avec des déficiences intellectuelles.

J’avoue que j’avais un peu peur de l’Eyes-Tracker – comme de tous les trucs techniques d’ailleurs, en général je délègue à Ion-Ion ingénieure ou à mon mari qui sait tout faire mais pas la soupe. Sauf qu’ils sont débordés parce qu’ils enseignent eux. Alors j’ai du mettre les mains dans le cambouis… Parce qu’en février faut être prêts pour les projets des étudiantes de neurospycho et je Choupinettise au passage.

Je t’explique ce que j’ai fait.

1. L’ eyes-tracker.

D’abord, il faut acheter un eyes-tracker. Ça peut s’acheter sur Amazon, par exemple. En fait je ne sais pas trop où l’acheter à part sur Amazon. Ça coûte ~150 euros (https://www.amazon.com/Tobii-Eye-Tracker-Game-changing-Peripheral/dp/B01MAWPMXQ). Et puis j’avoue : ça n’est pas moi qui m’en suis occupée.

Ça ressemble à une petite baguette noire avec un câble USB.

2. Le PC.

Il faut un PC avec Windows 10.

Mais ça c’est en théorie parce qu » »on » n’a que des MacBookPro. Donc j’ai récupéré un MacBookPro avec un Windows 8 dessus… Hum. Bon tant pis, j’ai essayé (j’avais pas envie de passer 40 euros dans Windows 10 avant de faire des tests). J’ai branché l’Eyes-Tracker (il faut donc un port USB sur ton PC).

Et…

Ça ne marche pas. C’est pas juste : tu branches le truc et hop tu pilotes tout par le regard, sauf ce que tu ne veux pas. Non ça c’est le monde de demain.

Là maintenant, devine ?

Faut un driver.

3. Le driver de l’Eyes-tracker

Je suis allée le chercher ici : https://gaming.tobii.com/getstarted/?bundle=tobii-core&__hstc=160951202.389fafd8e50a17f69b382b985d2de410.1574083416786.1574083416786.1575134371206.2&__hssc=160951202.1.1575134371206&__hsfp=3343646721

Et je l’ai installé logiciellement parlant.

Et puis j’ai « installer » physiquement parlant l’eyes-tracker sur le MacBook déguisé en PC Windows. Bon alors ça, ça n’est vraiment pas mon truc.

Je n’avais pas vu qu’il y avait un aimant dans la boite de l’eyes tracker et je ne savais pas trop où il fallait positionner l’eyes tracker. J’ai regardé sur le web, je l’ai posé comme j’ai pu et je l’ai calé avec ce qui me tombait sous la main, c’est à dire un stylo et du scotch. Et puis j’avoue, après un premier essai en l’état , j’ai quand même fait bossé mon mari : il m’a collé l’aimant sur le PC, c’est bien mieux maintenant 😉 (ok la vérité complète c’est un premier essai assise en tailleur sur le divan le PC posé devant et Choupinette assise devant moi, la top-installe dans mon genre, je me suis dis : si il fonctionne dans des conditions extrêmes, qu’il résiste à mes positions de travail alors on peut y croire… Ou juste j’avais la flemme de monter m’installer au bureau en rentrant de la crèche).

4. Calibration.

Comme pour tout outil de suivi de mouvement, il y a une phase de calibration.

Je ne sais pas ce qu’il fait, je ne veux pas le savoir, je m’en fiche, je veux juste que ça marche.

Donc je me suis mise à la hauteur de la tête de Choupinette (à peu près) et j’ai lancé le driver pour calibrer. En gros il faut d’abord aligner physiquement des barres blanches qui s’affichent sur l’écran avec celles de l’eyes-tracker pour dire au logiciel où tu l’as posé l’eyes-tracker. Ensuite tu crée un profil pour tes yeux à toi. Sauf que c’est compliqué de demander à Choupinette de fixer des points de 0.5 cm de diamètre jusqu’à ce qu’ils explosent alors je l’ai fait à sa place. Ça n’est pas idéal. Je vais chercher si il n’y a pas d’autres outils qui existent ou demander à mes collègues, il y en a quelques uns qui maitrisent ce genre de trucs et qui n’aurait pas de mal à reprogrammer le driver…

Ça doit quand même exister une calibration plus « spontanée ». Je vais chercher, avant d’aller pleurer à droite à gauche…

Bon bref, j’ai calibré et j’ai dit au logiciel que je voulais voir la trace du regard. Comme ça : je peux voir où Choupinette regarde sur l’écran. Tu devines ce que je pense faire avec ça ?

5. Interaction par le regard.

C’est là qu’intervient Gazeplay. Je voulais des jeux simples pour voir si ça pouvait marcher… et gratuits, ce que propose Gazeplay. Pas trop de difficulté pour installer Gazeplay. Faut juste savoir qu’il faut aller dans le répertoire « bin » pour lancer le logiciel. Ensuite, il faut penser à lui dire dans les paramètres que tu veux une interaction par le regard (heureusement que j’ai les développeurs de Gazeplay sous la main ;-)).

Et après, ça marche… Au moins les jeux que j’ai testés avec Choupinette.

Et puis là je dois arrêter parce que je n’ai pas le temps, j’ai la soupe à mixer… Ça ne fait pas éclater des bulles sur l’écran mais ça fait du bien quand même, la soupe.

Alors j’ai fait un petit film pour montrer les premiers pas de Choupinette avec l’interaction par le regard… Et peut-être donner du sens à tout ce bla-bla.

La suite dans un certains temps….

Ah Si : la vidéo est pourrie Fafa c’est parce que je n’ai pas le temps et qu’iMovie me gonfle : tu as d’ailleurs omis la faute de grammaire que j’ai la flemme de corriger, à croire que tu baisses les bras 😉

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