Promotion canapé ou le grand détournement des objets du quotidien

Je rêvais d’un grand, énorme canapé, qui ferait tout le salon est sur lequel on pourrait tous se vautrer.

Notre dernier canapé – écolo-bobo-oblige – on l’avait acheté d’occasion sur le Boncoin et on l’a aimé autant que le couple qui était obligé de le vendre car ils vivaient dans 50m2 – et attendaient le 4ème enfant. On l’a adoré…

Et nos chats aussi.

Mais au bout de 8 ans de deuxième vie (et les griffes de 3 chats), je n’avais pas envie de le ramener au nouvel appart. Alors il est parti se faire une retraite gratuite chez des étudiants.

Depuis deux mois, on vivait donc sans canapé.

En fait allez, je vais me faire un petit détour vers des histoires de canapés parce que quand même, ça a été tout une histoire – de canapés. Ça n’était pas voulu les 2 mois de privation.

Bye bye Flottebo

D’abord, je commande le canapé Flottebo de chez I… sauf que les livreurs nous ont fait poireauté toute une journée (que j’avais posée au boulot), pour finir par nous dire « Ah ben finalement on vient pas, le carton est abîmé » (après qu’I m’ait dit 3 fois dans la journée, si si, ils viennent). De rage, j’ai annulé la commande.

Du coup il a fallu retrouver un canapé.

Bye bye Bobo C.

J’en ai trouvé un autre sur Rue du C., un Bobo C. en promo.

3 semaines plus tard, les livreurs m’appellent pour me le livrer… En bas de l’immeuble ! Heu quoi ? Et on fait quoi nous après avec le canapé dans la cours de l’immeuble ? On le laisse là ? Déjà que la voisine du deuxième a laissé le sien dans le couloir pendant plusieurs semaines je crois… (c’est du rapporté, je suis au 5ème). Mon mari a dit « niet » et puis va trouver des potes qui travaillent en semaine pour les faire t’aider à un moment entre 8 et 12 ! Ok, j’ai annulé la livraison. Ça nous a coûté 90 euros qui me sont restés au travers de la gorge et du coup j’ai mis le plan canapé de côté pour les vacances.

Bye bye canapé de chez goal

On a repéré un canapé chez B. à Gap en promo. Sauf qu’on n’habite pas Gap et que le temps de remonter chez nous, il n’était plus en promo. Et déjà B. ça me plaît moyen alors pas en promo ça devient pas du tout. Mais bon, on se décide quand même à aller faire un tour à B. (pas de Gap, hein de chez nous, c’est quand même plus simple) voir les canapés. Bof. Bof.

Et si on allait chez A. à côté ?

Welcome canapé de chez A.

On part chez A. et enfin ! Le voilà, on l’a trouvé. Je dis au vendeur, c’est bon on le prend. Mais là mon mari se pointe et dit

On va peut-être réfléchir un peu il est gros non ?

Hein quoi ? Non mais tu rigoles là ? Ça fait 6 mois qu’on réfléchit !!! Je me rappelle être allée en février déjà, voir les canapés à I ! Ça suffit on le prend ou je me change en ça :

moi, alternant mon regard entre le canapé et mon mari… (oui, je sais : comment peut-il résister ?)

En ça :

Là, maintenant vous comprenez pourquoi, il a du mal à me résister 😉

Allez, vendeur, commande le canapé et fait le livrer vite stp. Ça tombe, bien, ils l’ont en stock.

On passe en caisse avec notre bon de commande et là, la caissière nous dit

« – Vous avez la carte du magasin ? (c’est devenue la première phrase après bonjour, bientôt ça sera la première)

– Heu non, on l’a pas… Ça rapporte quoi ?

– Ben cette semaine vous auriez eu 20%

– Ah ! Bon ben on l’a fait alors…

– Mais je ne pourrais pas vous faire la réduction, faut attendre que la carte soit validée.

– Heu… Ok, alors c’est pas grave, on prend pas le canapé, on reviendra la semaine prochaine quand la carte sera validée… (dans la série du on joue au plus con, on est pas mal bons.).

Vous devinez quoi ? Elle a appelé sa chef et nous a fait les 20%….

Vous croyez que c’est fini ? Que le canapé nous a été livré dans le salon la semaine suivante comme prévu ?

Ben non. Déjà parce que :

  1. le livreur a mis 5 jours avant de nous appeler pour fixer un RDV.
  2. le RDV a bien été fixé, je ne pouvais pas être là : réunion CAA à midi. Donc mon mari reste à la maison pour une livraison prévue entre 13 et 15h. En partant il me dit : t’as pas le numéro du livreur– Heu non… — tu mets bien ton téléphone sur sonnerie ? — heu oui, oui. Après une conversation passionnée sur la CAA, je regarde mon tel : merde 13h46, les livreurs ont appelé… Et le message c’était « on attend en bas » puis « on a attendu 15 min, personne n’a répondu au tel, on n’avait pas le code, on est parti, faut rappeler A ».

Alors là, la grosse dèche. Je pense que si mon mari et mon fils n’étaient pas accablés par le désespoir en ce qui me concerne, ils auraient mis de l’énergie pour me gueuler dessus mais ça fait longtemps qu’ils ont abandonné.

Aussi parce que je me transforme facilement avec l’agressivité des gens…

Bref, j’ai rappelé A. puis le livreur, je lui ai tout donné, le code, les numéros de téléphone de tout l’immeuble, ma taille de… Ah non, c’était pas au livreur ça ;-)… et le canapé est arrivé…

Ceci est une pipe, heu non un canapé, heu non une plateforme de psychomot.

Alors passons le fait que maintenant, je suis sure que mon fils n’a plus de raison de partir faire sa vie, avec un canapé pareil, voilà les motivations de notre choix :

la bête dépliée

LE DEVELOPPEMENT MOTEUR DE CHOUPINETTE

Un canapé comme ça c’est une plateforme de développement moteur géniale, surtout avec le tiroir-lit qui fait une grande marche.

Choupinette elle monte sur le canapé, après on la descend (elle n’y arrive pas encore bien) puis elle remonte etc… Elle peut se mettre debout dessus, debout autour, sauter sur son frère, grimper sur papa, y dormir aussi, bref c’est un vrai biotope un canapé comme ça (aussi pour les acariens, je pense mais c’est pas grave : on ne les voit pas).

Et du coup quand la kiné est venue à la maison pour la séance « montage de marches de l’escalier », elle a dit :

« Il est cool votre canapé »

Et mon mari a dit

« Mais c’est pas un canapé, c’est une plateforme de psychomotricité »

alors la kiné elle a dit

« Je ne peux pas mettre ça dans mon cabinet, ça ferait pas sérieux »

Mais du coup la prochaine séance c’est à la maison sur le canapé. C’est du sérieux ça 😉

Et donc ?

Ben c’est évident : l’utile parfois se joint à l’agréable.

Si on résume, je voulais acheter une plateforme de psychomotricité. J’ai eu un canapé. Ça m’a permis de réaliser mon rêve parce que je crois que sans l’aspect plateforme de psychomotricité, mon mari aurait posé son véto. car oui, il est gros, pas mon mari, hein, le canapé… Et quand il est décidé -pas le canapé, hein, mon mari – je n’ai même pas d’image pour vous faire comprendre en quoi il se transforme… Ah si :

Bref, je ne fais pas le poids.

Mais comme c’est une plateforme de psychomotricité et pas un canapé et ben ça passe. Vive les affordances de Gibson…

Et le mieux dans tout ça, tu ne vas pas y croire : le chat n’aime pas le canapé !!! Elle reste sur « le vieux » fauteuil de chez I…. qu’elle a bien customisé….

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